Quand, à la fin des années 80, Ron G est arrivé sur le marché des mixtapes, celui-ci était déjà dominé par ces figures qu'étaient Starchild, Lovebug Starski, Brucie B et Kid Capri. Pour ce DJ de Harlem, dont la jeunesse lui vaudrait le surnom de "Youngest in Charge", trouver sa place signifiait donc creuser sa niche à soi. Influencé par les goûts de sa mère, grande amatrice de variété afro-américaine, il décida de fondre en un seul mix les chants du R&B et les breakbeats hip-hop. Il ne fut pas le premier à tenter ce genre d'expériences, passé à la postérité sous le nom de blends. Mais il fut celui qui les popularisa, étendant le principe à toute une série de cassettes, qui deviendront très populaires, et gagnant ainsi sa place dans le panthéon des DJs à mixtape, au point de produire plus tard plusieurs artistes rap et R&B (Fat Joe et R. Kelly, LL Cool J et Jennifer Lopez, et même Michael Jackson), et de voir Nas se fendre d'un vers en son honneur sur le grand Illmatic.